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Votre médecin vous a demandé de souffler dans un appareil ?

Cet examen s'appelle une spirométrie, ou plus simplement un test du souffle. Il est rapide, indolore, et il en dit beaucoup sur la façon dont vos poumons fonctionnent. Voici ce qu'il faut en savoir, expliqué sans jargon.

Cette page informe, elle ne remplace pas une consultation

Nous distribuons les appareils que votre médecin utilise ; nous ne sommes ni médecins ni pharmaciens. Rien de ce que vous lirez ici ne constitue un diagnostic, un traitement ou un avis personnalisé.

Pour toute question sur votre souffle, vos résultats ou votre traitement, adressez-vous à votre médecin traitant, votre pneumologue ou votre pharmacien. En cas de gêne respiratoire soudaine et inhabituelle, appelez le 15 ou le 112.

À quoi ça sert

Mesurer ce qu'on ne voit pas

On sait dire si l'on est essoufflé, mais pas de combien. Le test du souffle transforme cette sensation en chiffres, comparés à ceux attendus pour une personne de votre âge, de votre taille et de votre sexe. C'est ce qui permet à votre médecin de suivre une évolution dans le temps plutôt que de se fier à une impression.

Comprendre une gêne

Toux qui dure, essoufflement à l'effort, sifflements la nuit : le test aide à savoir si les bronches sont rétrécies, et dans quelle proportion.

Suivre dans la durée

Répété au fil des consultations, il montre si la situation s'améliore, se stabilise ou se dégrade — et si le traitement en cours produit l'effet attendu.

Vérifier avant un projet

Avant une intervention chirurgicale, dans le cadre de la médecine du travail ou d'un suivi sportif, il donne une image objective de la capacité respiratoire.

Le jour de l'examen

Comment ça se passe, concrètement

Vous restez assis, habillé, dans le cabinet ou dans la salle d'examen. L'ensemble prend rarement plus d'un quart d'heure.

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On vous installe

Assis, le dos droit. Une pince souple est posée sur le nez pour que tout l'air passe par la bouche — c'est surprenant, mais indolore.

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On vous donne un embout neuf

L'embout et le filtre sont à usage unique et souvent ouverts devant vous. Vous les serrez entre les lèvres, sans laisser passer d'air sur les côtés.

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Vous soufflez à fond

Une grande inspiration, puis vous videz vos poumons le plus fort et le plus longtemps possible. Le professionnel vous encourage à la voix : c'est normal, l'effort compte autant que l'appareil.

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Vous recommencez

Trois fois au minimum, parfois davantage. Il ne s'agit pas d'un échec : la mesure n'est fiable que si plusieurs souffles se ressemblent.

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Parfois, un second passage

Votre médecin peut vous faire inhaler un médicament qui ouvre les bronches, puis refaire le test un quart d'heure plus tard, pour voir si le souffle s'améliore.

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Il vous explique

Les résultats s'affichent immédiatement sous forme de courbes et de chiffres. Leur interprétation appartient au professionnel : n'hésitez pas à lui demander de les commenter.

Avec un enfant

Souffler devient un jeu

Un enfant peut passer un test du souffle dès qu'il comprend et reproduit une consigne, souvent vers cinq ou six ans. La difficulté n'est pas physique, elle est dans la coopération : il faut souffler très fort, d'un coup, au bon moment.

Les appareils utilisés en pédiatrie affichent pour cela des animations à l'écran — éteindre des bougies, faire monter une colonne d'eau. L'enfant regarde l'image et souffle pour la faire réagir, sans penser à l'examen.

Vous pouvez l'aider en le prévenant simplement avant le rendez-vous : on va lui demander de souffler dans un tuyau, ça ne fait pas mal, et il pourra recommencer plusieurs fois.

Ce qui aide

  • Expliquer la veille, calmement, sans dramatiser
  • Venir sans précipitation, l'enfant reposé
  • Le laisser voir l'appareil avant de commencer
  • Rester à côté de lui pendant l'examen

Ce qu'on peut lui dire

  • « Tu vas souffler comme pour un gâteau d'anniversaire »
  • « Tu recommenceras plusieurs fois, c'est normal »
  • « Ça ne pique pas, il n'y a pas de piqûre »
Hygiène & environnement

Un filtre neuf pour chaque patient

Entre votre bouche et l'appareil se trouve un petit filtre à usage unique. Il retient les bactéries et les virus, protège le patient suivant et préserve l'appareil. Il est jeté après chaque examen.

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Ce que fait le filtre

Il agit comme une barrière : l'air que vous expirez le traverse, mais les micro-organismes y restent piégés. C'est ce qui permet d'utiliser le même appareil pour plusieurs patients en toute sécurité.

  • Neuf et emballé individuellement
  • Ouvert au moment de l'examen
  • Jeté immédiatement après
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Un filtre en carton, recyclable

La plupart de ces filtres sont en plastique. Nous distribuons en France un modèle conçu en carton recyclable, qui remplit exactement la même fonction protectrice tout en réduisant fortement les déchets produits par les cabinets et les hôpitaux.

  • Se recycle avec le papier
  • Même niveau de protection
  • Moins de plastique à usage unique
Comprendre pour mieux vivre avec

Les grandes maladies respiratoires, expliquées simplement

Quatre maladies fréquentes que le test du souffle aide justement à repérer et à suivre. Pour chacune : ce que c'est, les signes qui doivent amener à consulter, les grandes familles de traitements — toujours définis avec votre médecin — et l'hygiène de vie qui aide vraiment au quotidien.

Asthme

Des bronches qui s'enflamment et se resserrent par crises

Ce que c'est

Une inflammation chronique des bronches, qui les rend trop sensibles : au contact d'un déclencheur (allergènes, effort, air froid, infection, fumée), elles se resserrent et l'air passe moins bien. L'asthme évolue par épisodes, entrecoupés de périodes où tout va bien.

Les signes possibles

  • Sifflements en respirant, surtout la nuit ou au petit matin
  • Essoufflement et sensation d'oppression dans la poitrine
  • Toux sèche qui revient, notamment à l'effort ou au rire
  • Des symptômes qui vont et viennent, souvent avec les saisons

Les traitements — avec votre médecin

  • Un traitement de fond quotidien qui calme l'inflammation — même quand on se sent bien
  • Un traitement de crise qui soulage en quelques minutes, à garder sur soi
  • Une technique d'inhalation vérifiée (une chambre d'inhalation aide beaucoup), à faire contrôler par votre médecin ou pharmacien
  • Un plan d'action écrit avec votre médecin : quoi faire quand les symptômes montent

Mieux vivre au quotidien

  • Bouger régulièrement : un asthme bien contrôlé n'interdit pas le sport, il le recommande — avec un échauffement progressif
  • Repérer et limiter ses déclencheurs : tabac, acariens, pollens, moisissures ; aérer chaque jour
  • Apprendre à respirer lentement par le nez et gérer le stress, qui peut favoriser les crises
  • Garder son suivi médical même quand tout va bien, et ne jamais arrêter seul le traitement de fond
Le bon réflexe : toux ou sifflements qui reviennent, gêne la nuit, essoufflement inhabituel : parlez-en à votre médecin traitant. En cas de crise qui ne cède pas au traitement habituel, appelez le 15.

BPCO

Un souffle qui se réduit lentement, presque toujours lié au tabac

Ce que c'est

La bronchopneumopathie chronique obstructive est un rétrécissement progressif des bronches, dans l'immense majorité des cas causé par le tabac (parfois par des expositions professionnelles). Elle s'installe sur des années, si discrètement qu'on met souvent l'essoufflement sur le compte de l'âge.

Les signes possibles

  • Toux grasse presque tous les matins — la fameuse « toux du fumeur »
  • Essoufflement d'abord à l'effort (escaliers, marche rapide), puis pour des gestes simples
  • Bronchites qui se répètent chaque hiver
  • Un diagnostic confirmé très simplement… par un test du souffle

Les traitements — avec votre médecin

  • Arrêter le tabac : c'est le traitement le plus efficace, à tout âge et à tout stade — votre médecin peut vous accompagner
  • Des médicaments inhalés qui ouvrent les bronches, prescrits et ajustés par le médecin
  • La réhabilitation respiratoire : un réentraînement à l'effort encadré, qui redonne du souffle et de l'autonomie
  • Les vaccinations recommandées (grippe, pneumocoque, Covid), à voir en consultation

Mieux vivre au quotidien

  • Marcher tous les jours, même peu : c'est l'inactivité qui aggrave l'essoufflement, pas l'effort
  • Manger suffisamment, avec assez de protéines : la perte de poids affaiblit les muscles qui font respirer
  • Apprendre la respiration à lèvres pincées (souffler lentement comme dans une paille) pour maîtriser l'essoufflement
  • Consulter vite si les crachats changent de couleur ou si l'essoufflement s'aggrave brutalement
Le bon réflexe : vous fumez ou avez fumé, et vous toussez ou vous vous essoufflez ? Demandez un test du souffle à votre médecin : plus la BPCO est repérée tôt, plus on peut agir.

Apnée du sommeil

Des pauses respiratoires répétées pendant la nuit

Ce que c'est

Pendant le sommeil, la gorge se relâche trop et se ferme par instants : la respiration s'interrompt quelques secondes, des dizaines voire des centaines de fois par nuit. Le dormeur ne s'en rend pas compte, mais son sommeil est haché et son cœur fatigue.

Les signes possibles

  • Ronflements forts, avec des pauses que l'entourage remarque
  • Fatigue dès le réveil, somnolence dans la journée (réunions, télévision, volant)
  • Maux de tête le matin, réveils fréquents, envie d'uriner la nuit
  • Troubles de la concentration ou de l'humeur

Les traitements — avec votre médecin

  • Un enregistrement du sommeil, prescrit par votre médecin, pour confirmer le diagnostic
  • L'appareil de pression continue (PPC) la nuit : le traitement de référence des formes marquées
  • Une orthèse dentaire d'avancée mandibulaire dans certains cas, sur avis spécialisé
  • La prise en charge d'un éventuel surpoids, qui traite souvent la cause

Mieux vivre au quotidien

  • Perdre du poids si nécessaire : quelques kilos en moins réduisent parfois nettement les apnées
  • Éviter l'alcool le soir et les somnifères sans avis médical : ils relâchent encore plus la gorge
  • Dormir sur le côté plutôt que sur le dos, avec des horaires de sommeil réguliers
  • Reprendre une activité physique — et ne pas prendre le volant en cas de somnolence
Le bon réflexe : on vous dit que vous ronflez fort ou que « vous arrêtez de respirer » la nuit, et vous êtes fatigué le jour ? Parlez-en à votre médecin : l'apnée se traite très bien.

Rhinite allergique

Quand le nez et les yeux réagissent aux pollens ou aux acariens

Ce que c'est

Une réaction excessive du système immunitaire à des substances inoffensives : pollens, acariens, poils d'animaux, moisissures. Elle peut être saisonnière (le « rhume des foins ») ou durer toute l'année, et elle accompagne souvent l'asthme — les deux se surveillent ensemble.

Les signes possibles

  • Éternuements en salves, nez qui coule clair ou nez bouché
  • Démangeaisons du nez, du palais, des yeux ; yeux rouges et larmoyants
  • Symptômes qui reviennent chaque année à la même saison, ou au contact d'un animal
  • Sommeil et concentration perturbés quand la gêne s'installe

Les traitements — avec votre médecin

  • Des antihistaminiques et des sprays adaptés, conseillés par votre médecin ou votre pharmacien
  • Le lavage de nez au sérum physiologique, simple et efficace en complément
  • La désensibilisation, qui s'attaque à la cause, à discuter avec un allergologue
  • Une consultation rapide si des sifflements ou une gêne pour respirer apparaissent : l'allergie peut toucher les bronches

Mieux vivre au quotidien

  • En saison des pollens : aérer tôt le matin, se rincer les cheveux le soir, garder les vitres fermées en voiture
  • Contre les acariens : housses adaptées, literie lavée à 60 °C, chambre aérée et peu chauffée
  • Suivre les bulletins polliniques de votre région pour anticiper les pics
  • Éviter l'automédication prolongée : si la gêne persiste, on consulte
Le bon réflexe : une gêne qui revient chaque année ou qui dure : votre pharmacien peut vous conseiller, et votre médecin rechercher l'allergène en cause.

Ces repères sont volontairement simples et généraux : ils ne remplacent ni une consultation, ni votre traitement. Chaque situation est unique — votre médecin traitant, votre pneumologue ou votre pharmacien restent vos interlocuteurs pour toute décision.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus souvent

Ces réponses sont générales. Votre situation personnelle relève de votre médecin.

Est-ce que ça fait mal ?

Non. Il n'y a ni piqûre, ni produit à avaler, ni rayons. On souffle, simplement. Après plusieurs souffles forcés, on peut ressentir un léger étourdissement ou une sensation d'essoufflement, qui passe en quelques secondes. Signalez-le au professionnel : il fera une pause.

Combien de temps faut-il prévoir ?

Entre dix et vingt minutes en général. Si votre médecin ajoute un second passage après inhalation d'un médicament, comptez une trentaine de minutes en tout, temps d'attente compris.

Dois-je arrêter mon traitement avant ?

Parfois oui, parfois non — cela dépend du traitement et de ce que votre médecin cherche à mesurer. Ne modifiez jamais un traitement de vous-même. Posez la question lors de la prise de rendez-vous : on vous indiquera précisément quoi faire.

Faut-il être à jeun ?

Non, ce n'est pas nécessaire. Il est simplement conseillé d'éviter un repas très copieux juste avant, de ne pas fumer dans l'heure qui précède et de venir avec des vêtements qui ne serrent pas la poitrine ni le ventre.

Pourquoi me fait-on recommencer autant de fois ?

Parce qu'un seul souffle ne prouve rien. La mesure n'est considérée comme fiable que si plusieurs essais donnent des résultats proches. Recommencer n'est donc pas le signe que vous vous y prenez mal, mais une exigence de qualité de l'examen.

Que signifient les chiffres sur le compte rendu ?

Ils décrivent le volume d'air expiré et la vitesse à laquelle il sort, comparés à des valeurs de référence. Nous ne pouvons pas les interpréter à votre place : deux résultats identiques n'ont pas le même sens selon l'histoire médicale de la personne. Demandez à votre médecin de vous les expliquer — c'est une demande tout à fait légitime.

Mon souffle se mesure-t-il aussi à la maison ?

Votre médecin peut vous prescrire un petit appareil de suivi quotidien, à retirer en pharmacie. Il ne remplace pas l'examen au cabinet mais permet de surveiller son souffle entre deux consultations. Votre pharmacien vous montrera comment l'utiliser.

Pour aller plus loin

Une question sur votre souffle ?

Le bon interlocuteur est toujours un professionnel de santé. Nous, nous fournissons les appareils.

Votre médecin

Médecin traitant, pneumologue, allergologue ou pédiatre : c'est lui qui prescrit l'examen, l'interprète et adapte votre traitement.

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Urgence respiratoire

Gêne soudaine, inhabituelle ou qui s'aggrave rapidement : appelez le 15 (Samu) ou le 112. N'attendez pas.

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